Glossaire berbère/arabe

Lexique berbère (b) ou arabe (a)

Mis à jour : vendredi 27 novembre 2015 06:59

Adrar (b) jebel (a) : montagne
Afella (b) ras (a) : le haut, sommet
Afferdou (b) gara (a) : promontoire
Agadir : grenier collectif de l’Atlas
Aghbalou (b) aïn (a) : source
Agoudal (b) : pâturage collectif
Aït (b) : fils de ou gens de, précède fréquemment les noms de tribus berbères (ben : a)
Amal : gouverneur de province
Amghar, pl. Imgharen : Cheikh, autrefois chef de guerre d’une fraction
Assif (pl. Isafen) : cours d’eau, rivière (également aqqa)
Azaghar (b) : plateau, ou plaine d’altitude
Azib : bergerie de montagne
Beldi : traditionnel
Bour : terrains qui servent surtout de pâturages
Cuesta : bordure de plateau
Dahir : décret loi du Makhzen
Dar : maison
Daya (pl. dayet) : cuvette fermée à fond plat et limoneux
Djich, pl. djiouch : groupe de voleurs de troupeaux, de coupeurs de routes, recherchant argent, armes et toutes valeurs marchandes, devenant ainsi des guerriers honorés en tribu, ayant la faveur des femmes pour ce qu’ils ramenaient.
Feija : au Maroc méridional, grande plaine résultant de l’amoncellement d’alluvions au débouché d’un foum, ou entre des chaînons du Bani
Fezza : groupe de partisans, littéralement : troupe en alerte
Foggara : drainage souterrain
Foum : bouche, débouché d’une vallée sur la plaine (feija)
Gada : plateau parfaitement plan
Gara (pl. gour) : petit plateau, butte-témoin à sommet tabulaire, Hammada : grand plateau désertique généralement pierreux
Harka : expédition punitive, tournée de police
Ifri (b) : grotte
Igherm (b) : grenier collectif
Imi (b) : bouche; par extension : débouché d’un oued
Jdid : nouveau, neuf
Karkour : tas de pierres, cairn, petit tumulus
Kechla : bâtiment où les goumiers habitaient avec leurs familles. Un vieux bâtiment de construction massive, sorte de fortin quadrangulaire, dont les pièces s’ouvraient sur une cour intérieure, parfois un ancien bordj.
Kelaa : place fortifiée autochtone
Kesra : galette de pain
Kheneg : défilé, cluse, canyon
Koubba : construction élevée sur la tombe d’un saint
Ksar (pluriel : ksour) : ville fortifiée
Ma (el ma): eau; ras el ma : la tête de l’eau, partie amont d’un oued
Maïder : zone d’épandage d’alluvions fines
Makhzen : autorité légale au Maroc, gouvernement chérifien. Avant le Protectorat, c’était le Sultan et ses vizirs. Le “bled makhzen” était la partie du Maroc où le gouvernement du Sultan était accepté. Si, en théorie, cette définition est restée la même après le traité de 1912, dans la pratique, “Makhzen” signifiait alors gouvernement du Sultan, plus autorité du Protectorat.
Mehalla : colonne armée marocaine
Mejbed : cheminement, traces bien marquées au sol
Mejless : l’assemblée, par extension le tribunal
Mokhaznis : agents du makhzen formant une petite unité de vingt à trente hommes rattachée à chaque bureau des A.I. et chargée des services publics. Durant la pacification, les mokhaznis participèrent aux combats sous formes de “makhzens mobiles”.
Moqadem : fonction subalterne
Moukala : fusil indigène à pierre, ou à chien, caractérisé par un très long canon, non rayé.
REC : Régiment Etranger de Cavalerie
Rezza : turban ceignant la tête (chèche)
RICM : Régiment d’Infanterie Coloniale Marocaine
Sebkha : dépression fermée, à dépôts salifères
Taghorit : youyous des femmes
Tamda (b) : lac (de montagne)
Targa : séguia d’irrigation
Tighermt (b) : maison fortifiée de l’Atlas
Touiza : ordonnée par le caïd participation bénévole des villageois pour des travaux d’intérêt commun
Tizi : col, entaille dans la montagne, défilé
Zaouia : école religieuse, souvent rattachée à un marabout.

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