Goums, tabors, tirailleurs & partisans

Les tirailleurs sénégalais

Mis à jour : jeudi 20 septembre 2012 15:10
Création et différentes dénominations

* 1913 : Création du 2e Régiment Mixte d'Infanterie Coloniale du Maroc.
* 1er mai 1921 : Création du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Maroc.
* 1er décembre 1922 : Devient 13e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.
* 1926 : Renommé 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.
* 1er novembre 1944 : Renommé 6e Régiment d'Infanterie Coloniale
* 15 avril 1946 : dissolution. Ses hommes sont versés dans le 18e Groupement de Compagnies Sénégalaises de garde de prisonniers de guerre de l'Axe.
* 1946 : Recréation du 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais par changement d'appellation du 11e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.
* 1958 : Change d'appellation.
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Les origines des tirailleurs

De 1857 à 1905, les régiments de tirailleurs furent constitués d’esclaves affranchis rachetés par les Français à leurs maîtres africains. Ces effectifs furent progressivement renforcés d’apports de prisonniers de guerre et de volontaires. Vers la fin du XIXe siècle, des membres des classes dirigeantes traditionnelles africaines intégrèrent le corps comme sous-officiers. Les tirailleurs étaient loin d’être tous des Sénégalais. Ils venaient de l’ensemble des colonies françaises d’Afrique. Les ethnies Bambara et Toucouleur étaient très bien représentées.
Après 1905, les Tirailleurs prirent une importance plus grande avec le besoin de forces de police efficace sur l’immense territoire africain sous administration française pour faire face aux problèmes d’insécurité liés à des révoltes sporadiques.
A la veille de la première guerre mondiale, il y avait deux unités de tirailleurs sénégalais en Algérie, treize au Maroc dont les spahis sénégalais qui devaient participer plus tard à la guerre du Rif en 1925. Ce fut pendant les deux guerres mondiales que le régiment des tirailleurs sénégalais (RTS) acquit sa célébrité.
En 1914, on comptait 14.000 tirailleurs sénégalais en Afrique de l’Ouest et 15.000 à l’extérieur, principalement au Maroc. Six bataillons furent immédiatement dépêchés en France à la mobilisation pour la Première Guerre Mondiale où ils furent engagés sur le Front dès le début des combats.
Beaucoup d’officiers généraux français de la Première Guerre Mondiale ont commencé leur carrière comme officier dans les tirailleurs sénégalais, à commencer par les Maréchaux Joffre, Gallieni ou encore le Général Mangin. Ce dernier en avait d’ailleurs tiré un ouvrage intitulé La Force Noire, dans laquelle il faisait l’apologie des troupes africaines avec toutefois des arguments qui sentait bon le racisme.
Tirailleurs_sngalais

Dès les débuts du Protectorat de la France sur le Maroc, des unités de tirailleurs sénégalais participèrent aux opérations militaires contre les tribus qui résistaient à la pénétration française. Après s'être illustrés sur les champs de bataille européens de la Première Guerre mondiale, des régiments de tirailleurs sénégalais prirent de nouveau une part active aux opérations de «pacification», jusqu'en 1934. Durant la Seconde Guerre mondiale, des troupes sénégalaises tenaient toujours garnison au Maroc dont les bataillons étaient répartis dans les villes de Fès, Casablanca et Marrakech. Le 6e RTS participera ensuite à la libération de la France au sein de la 9e division d'infanterie coloniale.
1934. Tirailleurs sénégalais en colonne dans le Haut Ghéris
1934_dans_lle_Haut_Gheris1934_Ahmadou_Mahmadou_Oulou
1934_en_colonne
1934_traverse_du_Gheris1934_traverse_Gheris_2
Traversée du Ghéris

1934_traverse_Ghris_par_officiers
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Bivouac de la colonne près d'Agoudim

1934_Agoudim_bombard
Ksar Agoudim après le bombardement

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Tirgha. Bivouac du lieutenant Tamaghout

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Le lieutenant Kantara (un vrai Sénégalais) et le lieutenant Madec

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Pauses casse-croute et lessive

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Petites amies du BMC


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Poste de Gueffifat, repos de la troupe.

Tabount de Ouarzazate et ses tirailleurs sénégalais
Après la Seconde Guerre mondiale, une unité de Tirailleurs Sénégalais fut cantonnée à Ouarzazate. Ces militaires africains avaient la particularité d’avoir avec eux leur femme et enfants qui demeuraient à Tabount, petit douar à l'époque sur la rive opposée de l'oued Ouarzazate.
A l’Indépendance, plusieurs choisirent l’Armée Royale Marocaine, d’autre la vie civile et firent souche à Tabount. Beaucoup regagnèrent leurs pays (Sénégal, Mali, Niger, Guinée) pour intégrer leurs armées nationales respectives lors des indépendances.

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Remerciements

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